Générant plus de 40’000 emplois à haute valeur ajoutée et contribuant à hauteur de 12,5% du PIB cantonal genevois, le secteur financier joue pleinement son rôle de moteur économique. Les acteurs bancaires et financiers enregistrent des résultats en hausse pour les six premiers mois de 2026 et se montrent optimistes pour 2027. Pour autant, leur compétitivité n’est pas acquise et se construit autour de trois piliers : une réglementation pragmatique et proportionnée des marchés financiers ; la promotion de la Place financière ; l’accès au marché européen.
Une Place financière compétitive : un atout pour aujourd’hui, un enjeu pour demain
La compétitivité internationale de la place financière suisse constitue une préoccupation majeure, tant pour les acteurs du secteur que pour la population. Seuls 27% des Suissesses et des Suisses estiment que la place financière suisse est plus compétitive que ses concurrentes, contre 54% il y a dix ans. Si la Suisse reste en tête du classement mondial des actifs transfrontaliers au coude à coude avec Hong Kong, elle ne peut se reposer sur ses acquis. La diversité de sa clientèle internationale constitue un atout majeur, mais celui-ci ne suffira pas si les autres centres financiers progressent tandis que la Suisse multiplie les contraintes réglementaires au-delà des standards internationaux. Plus que jamais, la compétitivité doit être une priorité politique, en agissant résolument sur trois leviers: une réglementation proportionnée, une promotion ambitieuse de la Place financière et un meilleur accès au marché européen.
La Suisse fait face à des choix décisifs pour sa compétitivité, sa capacité d’innovation et sa création de valeur. Les décisions à venir en matière de réglementation financière et d’accès au marché européen engageront durablement son avenir économique. La Fondation Genève Place Financière entend peser dans ces débats pour adopter une approche pragmatique et une vision à long terme.
Cybersécurité : la Place financière prend une longueur d’avance grâce à l’action collective
La cybersécurité représente à la fois un défi majeur et une opportunité stratégique pour le secteur financier helvétique. Face à la multiplication des cyberattaques et à la sophistication croissante des menaces, la confiance et la protection des données demeurent des atouts essentiels pour préserver l’attractivité de la place financière suisse. Les acteurs financiers suisses disposent de compétences solides et renforcent leur capacité à anticiper les risques, à détecter les menaces et à coordonner leur réponse. La création du Swiss Financial Sector Cyber Security Centre (Swiss FS-CSC) illustre cette volonté d’agir collectivement : en réunissant les acteurs publics et privés autour de la cybersécurité, cette initiative pionnière, unique au monde par son approche, positionne la Suisse en précurseur.
Enquête conjoncturelle : dynamisme et optimisme
Pour la deuxième année consécutive, les résultats de l’enquête conjoncturelle 2026-2027 démontrent la solidité et le dynamisme du secteur bancaire et financier malgré les turbulences géopolitiques, l’introduction des tarifs douaniers par les Etats-Unis et les fortes fluctuations monétaires. Plusieurs indicateurs soulignent la bonne santé des établissements bancaires, des gestionnaires de fortunes et autres intermédiaires financiers : le bénéfice net, les actifs sous gestion et les apports nets de fonds sont en augmentation au 1er semestre 2026. Grâce à sa sécurité juridique et sa stabilité politique, la place financière genevoise confirme son attractivité pour la clientèle issue du Moyen-Orient, d’Asie et d’Europe. Le secteur financier reste dans l’ensemble épargné par la politique tarifaire américaine, même si l’évolution du dollar influence la marche des affaires des acteurs qui réalisent une grande part de leur revenu dans cette devise. Au vu de tous ces éléments, les banques et les gestionnaires de fortune se montrent confiants pour 2027.