Engagement

La thématique du développement durable gagne en importance tant au niveau national qu’international. Et les établissements financiers helvétiques sont nombreux à avoir signé les Principes de gestion durables des Nations Unies.

La finance durable propose une approche de la finance basée sur une vision à long terme. Or, cette notion d’équité intergénérationnelle correspond à l’ADN de la Place financière genevoise, qui place le désir de transmission du capital au cœur de son ambition.

La Place financière donne l'exemple

Le système financier mondial joue un grand rôle dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies (Sustainable Development Goals, SDG) et de l’accord de Paris sur le climat. Avec CHF 7'893,4 milliards d’actifs sous gestion à fin 2019, la Suisse occupe une place au premier rang des centres financiers mondiaux. Ce montant considérable provient notamment des dépôts des particuliers et des entreprises ou encore des avoirs de prévoyance des caisses de pension. La Place financière dispose ainsi d’un effet de levier important. Or, la finance durable est en passe de devenir la norme sur la place financière suisse.

Les statistiques publiées par Swiss Sustainable Finance (SSF) sur les placements durables effectués dans notre pays au cours des dernières années sont éloquents : le volume des placements durables en Suisse a progressé de 31% entre 2019 et 2020, pour atteindre environ CHF 1'520 milliards.

La nécessité d’une transition vers une économie plus résiliente et durable est unanimement reconnue au sein de la Place financière genevoise. Ceci implique d’intégrer au quotidien le développement durable à tous les niveaux :

  • Impact environnemental des bâtiments : les acteurs financiers genevois veillent à leur propre durabilité et ont investi dans des projets énergétiquement neutres. Cette tendance va s’accélérer dans le cadre des grands chantiers déjà en cours ou à venir.
  • Engagements philanthropiques : reposant sur une tradition solidement ancrée, expression de « l’Esprit de Genève », l’implication des établissements financiers dans des projets visant des buts environnementaux, sociaux et liés à la santé concrétise cette quête de durabilité. Les collaboratrices et les collaborateurs sont régulièrement impliqués dans de tels projets et sont également encouragés à en développer eux.elles-mêmes.

Ces différentes actions menées au sein des entreprises méritent d’être saluées, mais ne sont pas suffisantes pour atteindre le but visé. L’impact le plus concret vient de la mobilisation du capital géré par la Place financière pour le compte de ses clients, grâce au développement d’une offre de produits et de solutions durables.

 

 

Une offre ambitieuse de produits et de solutions durables

Le développement durable dans les activités financières concerne le placement et l’investissement ; les crédits et financements ; le marché des capitaux et des émissions. Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont au cœur des préoccupations des établissements financiers lorsqu’il s’agit de définir des stratégies d’investissement au bénéfice non seulement des clients mais aussi de l’ensemble de la société :

  • Approche « best in class » destinée à sélectionner les entreprises les plus responsables par secteur
  • Approche d’inclusion ou d’intégration qui vise à orienter le capital vers les entreprises qui démontrent leur impact positif sur la société ou l’environnement
  • Approche « impact investing » qui investit dans des entreprises fournissant des produits ou services qui constituent des solutions aux problématiques sociale ou environnementale
  • Stratégies d’exclusion des sociétés jugées non conformes aux critères ESG

Le Swiss Sustainable Investment Market Study 2021 publiée par SSF fournit un éclairage intéressant sur les différentes approches appliquées dans l’allocation durable des actifs. Alors que toutes les approches ont augmenté en volume en 2020, l'approche de l'engagement ESG est désormais classée deuxième, alors qu'elle occupait la troisième place l'année dernière. La catégorie des investissements d'impact affiche toujours le taux de croissance le plus élevé de toutes les approches, à 70 %.

Le fait que les investisseurs adoptent de plus en plus la notion d'impact devient évident lorsqu'on considère les actions qu'ils entreprennent une fois que des violations de normes sont détectées dans les entreprises bénéficiaires d'investissements. Auparavant, l'action la plus importante consistait à exclure l'entreprise de l'univers d'investissement. En 2020, l'action la plus courante, tant pour les gestionnaires d'actifs que pour les propriétaires d'actifs, a été d'engager un dialogue avec l'entreprise concernée.

 

Pourquoi l'exclusion n'est pas la panacée?

Être un actionnaire actif et engagé doit devenir la règle et permettre d’influer sur le comportement de sociétés dont l’impact ne correspond pas aux attentes. Cette impulsion positive peut intervenir, d’une part, à travers l’exercice systématique des droits de vote et, d’autre part, grâce à un dialogue constructif avec l’entreprise concernée de manière directe ou par le biais d’une coalition d’investisseurs.


Une initiative à suivre : Climate Action 100+ a été lancée en décembre 2017 et réunit à ce jour plus de 500 investisseurs au niveau mondial, représentant plus de USD 47 trilliards d’actifs. Cette démarche a pour but d’amener les plus grandes entreprises émettrices de gaz à effet de serre à prendre les mesures nécessaires pour tenir compte du changement climatique.