Favoriser l'innovation

Le futur de la place financière genevoise dépend plus que jamais de sa capacité d’innovation, notamment en matière de technologie. L’industrie bancaire est appelée à se réinventer sous la pression des générations « Y » et « Z ». A ce jeu-là, les Fintechs constituent un véritable moteur de compétitivité. L’Etat peut y contribuer, ne serait-ce que par la confection d’un cadre normatif adéquat.

Compétitivité

Plusieurs études montrent que la place financière n’a pas attendu l’invention du terme Fintech pour se montrer innovante

  • Selon le World Economic Forum (WEF) et l’IMD, la Suisse se classe aux premiers rangs des pays les plus compétitifs au monde. Plus spécifiquement sur le plan digital, l'IMD place la Suisse parmi les dix pays les plus avancés.  
  • Le Global Information Technology Report 2016 du WEF place notre pays parmi les dix Etats les mieux à même de faire face aux changements technologiques grâce entre autres à des investissements substantiels dans le digital.
  • L'étude "Digital Pulse Check 4.0" menée par le Swiss Finance Institute en janvier 2021 révèle que la plupart des institutions bancaires établies ont réellement pris conscience de la nécessité de s’adapter à l’avenir. Elles numérisent progressivement leurs services existants ou les repensent du point de vue de leurs clients. La crise du Covid-19 a encore accentué ce changement.
  • Dans son "Enquête sur la numérisation et la fintech dans les banques suisses 2019", publiée en août 2019, la Banque nationale suisse (BNS) constate que les banques voient dans la numérisation avant tout des opportunités, en particulier pour réduire les coûts et augmenter la qualité des services. 
  • Selon le « 2021 IFZ FinTech Study », Genève se place au 4ème rang des centres financiers les plus attractifs au monde dans le domaine des Fintechs.

 

 

 

 

La Suisse est championne au classement mondial de la compétitivité de l'IMD - 17 juin 2021

Réglementation

Les grandes places financières internationales disposent aujourd’hui de possibilités accrues dans le domaine numérique. Pour pouvoir continuer à régater en comparaison internationale, le secteur bancaire suisse doit pouvoir disposer de conditions-cadres réglementaires adaptées aux évolutions technologiques futures.


Dans le domaine réglementaire, le Royaume-Uni a opté pour une approche proactive. L’autorité de surveillance anglaise (« Financial Conduct Authority ») joue un rôle de promotion économique et offre un programme de soutien des Fintechs dans le cadre d’un « innovation hub ».

En Suisse, le Conseil fédéral a adopté sa « Stratégie Suisse numérique », prônant une collaboration étroite entre tous les secteurs économiques. De son côté, la FINMA a pris conscience de l’importance croissante des technologies avec sa proposition de « licence light » qui autorise l’identification des clients en ligne ou par video. Cette évolution importante pour une place financière internationale telle que Genève bénéficiera aussi bien aux établissements actifs dans la banque de détail qu’à ceux spécialisés dans le « wealth management ».

Pour que la place financière reste compétitive et innovante, les autorités politiques et administratives doivent donner une impulsion réglementaire déterminée. Pour ne pas constituer un frein à l’innovation, le cadre légal doit accompagner le développement des Fintechs.