Wednesday 19 Mar. 2014

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Les enjeux sont considérables : il s’agit de tout mettre en œuvre pour que Genève conserve son rang dans le palmarès des places financières globales, où elle occupe actuellement une enviable 9ème place. Ce succès repose sur les trois piliers que sont la gestion de fortune privée et institutionnelle, le financement du négoce de matières premières et la banque commerciale et de détail.

Dans le domaine de la gestion de fortune, le règlement du passé, en particulier avec les Etats-Unis va encore mobiliser nos énergies. La problématique de l’accès aux marchés étrangers revêt également une importance cruciale. Dans ce débat, le marché européen reste prioritaire. Il faut que les intermédiaires financiers helvétiques puissent fournir depuis la Suisse leurs services à une clientèle étrangère exigeante. A défaut, les banques n’auront d’autre choix que de déplacer des forces de travail dans l’Union européenne. Le résultat de la votation du 9 février 2014, dont nous avons pris acte, ne va sans doute pas faciliter la tâche des négociateurs suisses en la matière.

Notre canton est aussi un centre d’envergure mondiale dans le domaine du financement du négoce des matières premières. Le maintien à Genève de cette source de prospérité dépend de conditions-cadre favorables. La fiscalité en fait sans conteste partie. La Fondation s’engagera avec détermination aux côtés du Conseil d’Etat genevois et des associations économiques pour faire aboutir l’indispensable réforme de l’imposition des entreprises et fixer un taux unique à 13%.

L’activité de banque de détail et de banque commerciale fait partie intégrante d’une place financière diversifiée. On rappellera ici que, durant la crise financière, les entreprises suisses ont continué à pouvoir bénéficier de crédit en suffisance à des taux historiquement bas, contrairement à leurs homologues en Europe. Ce phénomène positif est notamment dû à l’abondance d’actifs de clients étrangers déposés auprès d’établissements helvétiques. En matière de fonds propres et d’hypothèques, il convient certes d’appliquer les standards internationaux et d’éviter l’éclatement de bulles spéculatives. Il faut en revanche se garder d’imposer des contraintes trop lourdes aux banques, allant au-delà des exigences en vigueur à l’étranger. A défaut, le risque d’assécher le marché du crédit, tant hypothécaire que commercial, n’est pas négligeable. A Genève, on relèvera au passage que le volume des transactions immobilières s’est déjà réduit et que la dynamique des prix s’est inversée.

Il apparaît que les dossiers sont aussi nombreux que brûlants et la Fondation les saisira à bras le corps, en collaboration avec les autorités cantonales, les partis politiques et les autres associations économiques. Toutefois, au-delà de ces aspects législatifs et réglementaires, une place financière ne serait rien sans les forces de travail qui la composent. A Genève, nous pouvons compter sur plus de 30'000 collaboratrices et collaborateurs motivés et compétents. Le renforcement de ce niveau d’excellence fait partie des priorités de la Fondation. Elle met donc un accent tout particulier sur les questions liées à la formation, depuis l’apprentissage jusqu’à la recherche fondamentale. C’est là que réside pour l’avenir le maillon essentiel de toute la chaîne de valeur qui fait la fierté de notre place financière !